La palette : un outil de manutention indispensable

Dans les entrepôts d’une certaine taille, des véhicules spécifiques sont prévus pour transporter des fardeaux. Le recours à la palette de stockage rend ces déplacements plus faciles, y compris pour des charges très lourdes.

Les supports légers, en plastique

Élaborée dans ce matériau pratique, la base est plus ou moins grande. En fonction de ses dimensions, elle peut soutenir des charges assez voire très lourdes. Certaines palettes sont conçues pour supporter des fardeaux dynamiques (quand elles sont sur le chariot en mouvement) de 1000 kg. Il s’agit de supports dotés de plots, avec une semelle qui se clipse. Ces bases légères peuvent néanmoins résister à 2500 kg de charge statique. Le modèle nommé « Europe » est également léger, ses dimensions correspondent à 120 x 80 x 16 cm. Il peut supporter une charge statique de 6000 kg. Quant à son chargement dynamique, il est d’une tonne. Chaque exemplaire de support « Europe » est équipé de trois « étages », ce qui donne la possibilité d’avoir à disposition un plateau ajouré, semi-ouvert ou plein. Pour stocker des denrées alimentaires, un support comptant trois semelles et neuf plots est le plus adéquat. Il reçoit sans problème une charge statique comprise entre 6000 et 8000 kg. Côté charge dynamique, l’écart va de 500 à 1500 kg. Ces données peuvent varier selon les dimensions du modèle.

Des socles en divers matériaux

En dépit de son apparente légèreté, le carton est utilisé pour élaborer des palettes solides et fiables. On y stocke différents types de marchandises, pouvant aller jusqu’à 700 kg en charge dynamique et 7000 kg pour un poids statique. Il s’agit de carton ondulé qui comprend un plateau plein et des couches transversales. Ce matériau est issu de divers bois et d’amidon, un alliage qui permet de respecter l’environnement : il est recyclable et biodégradable selon les usages. Sans son chargement, cette base est très légère. Elle pèse à peine de trois à six kilos selon le modèle. Cette option s’avère donc économique et rentable, on peut en effet la réutiliser. Le bois est également intéressant pour ce style de structure. Plusieurs déclinaisons existent, dont l’une avec deux entrées à double-face. Les fabricants proposent en outre un modèle à quatre entrées équipé de chevrons. On peut ainsi saisir cette base sur chacune de ses faces, ce qui permet de gagner du temps pour le manutentionnaire qui pilote le chariot élévateur. Ce socle comprend 4 à 6 dés ou 9 à 12 en grand format.

Bois ou métal : quels atouts ?

Il existe des supports de manutention en aluminium, en inox ou en acier galvanisé. Ils incluent deux voire trois semelles surmontées par un plateau en tôle. Ce dernier est plein ou ajouré et soutient un chargement dynamique qui atteint 1500 kg, soit autant qu’un modèle en plastique. Tous matériaux confondus, 60 millions de socles sont fabriqués annuellement en France. Or, seulement 10 % de ces équipements sont recyclés. À cet égard, l’union européenne a édicté des directives afin de favoriser des matériaux non polluants pour leur fabrication. Le bois utilisé pour ces supports est traité de sorte à ne pas s’avérer polluant une fois brûlé ou quand il se décompose. Traité de manière thermique et non chimique, ce bois est donc biodégradable. Toutefois, le modèle le plus répandu est en plastique, proche du format « à l’américaine ». Très fréquemment utilisée par les caristes en grande distribution, elle sert à stocker ou déplacer des produits conditionnés dans des bouteilles.